L'homme a domestiqué la nature, soumis les plus faibles, exterminé la différence. Il s'est évertué à détruire ce qui aurait pu le rendre meilleur et à vouer un culte à ce qui ne pouvait que l'enfoncer. On paie aujourd'hui le prix de siècles de folie. La planète est à bout de souffle, l'homme ne se rend pas plus compte qu'hier de ce qui est bon pour lui tout en occultant ses responsabilités.
Perdue dans ce semblant d'ordre chaotique, je ne parviens à me frayer un chemin, à trouver un sens à ma vie qui soit un tant soit peu attrayant dans ce monde qui m'apparaît si dépourvu de sens, qui ait un tant soit peu de décence dans ce monde qui en manque tant. On me demande de choisir ma voie au moment précis où je prends conscience que le monde même qui devait me servir de cadre s'effondre.
Oui, précisément, cette souffrance, ce trouble diffus, ça s'appelle
PRENDRE CONSCIENCE.



